IMG_0350 Clelia Bettua, «Sans titre», 2018, pigments de couleur sur bois, 20 x 21,5 x 3 cm
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_001_2 Clelia Bettua, «Sans titre» (ensemble de 5 sculptures en noyer), 2016, dimensions variables | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_008 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_004 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_003 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_007 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_005 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_002 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
DavidAmaral_dAM_CleliaBettua_006 Clelia Bettua, vue de l’exposition | © photo David Amaral
IMG_0354 Clelia Bettua, «Sans titre», 2018, pigments de couleur sur bois, 14 x 14 x 3 cm
IMG_0355 Clelia Bettua, «Sans titre», 2018, pigments de couleur sur bois, 27,5 x 11,5 x 2,5 cm
IMG_0353 Clelia Bettua, «Sans titre», 2018, pigments de couleur sur papier, 22 x 17 cm chacun

21.1.-18.3.2018, sa | di 14h-18h, fermé pendant les concerts

Clelia Bettua – Résonances

Vidéo souvenir du vernissage de l’exposition

 

Née en 1963 à Rolle, Clelia Bettua, artiste plasticienne installée à Lausanne, est entre autres la créatrice d’Eole (1995), une girouette semi-circulaire de 20 mètres de diamètre installée sur la digue du port de Lausanne-Ouchy. Cette intervention monumentale qui indique la direction des quatre vents principaux à l’aide de quatre monolithes dressés sur le quai participe désormais de l’identité visuelle de la ville de Lausanne.

 

Orientée depuis quelques années vers une recherche plus intimiste, Clelia Bettua se concentre sur le dessin de cercles, à l’aide de différentes techniques et pigments sur papier, ou d’autres supports par nature modestes. Régularité, discipline, introspection, recueillement, méditation, ascèse définissent sa démarche. L’artiste recherche l’épure, la décantation de la forme et la prégnance de la couleur. Ce geste créateur conduit à une libération, une élévation spirituelle. L’une des sources d’inspiration est à chercher du côté de Wolfgang Laib.

 

A Romainmôtier, outre plusieurs dessins intenses réalisés sur place, soit sur papier, soit sur bois, soit sur tissu, et des cahiers dans lesquels on entre par une lente absorption visuelle incitant à la méditation, Clelia Bettua présente pour la première fois un ensemble de cinq sculptures monolithiques en bois de noyer réalisées entre 2015 et 2017 à partir de grandes planches verticales de 2m50 sciées dans la verticalité des troncs, puis brossées et dont les bords révèlent encore l’irrégularité brute de l’écorce.

 

A la fois stèles, personnages, totems, idoles, génies, ces sculptures nous «regardent» à l’aide de leur oculus–cœur–nombril d’une vingtaine de centimètres de diamètre, taillé et poli dans le bois. Ces cercles en creux, à leur tour, révèlent les lignes circulaires de croissance naturelle de l’arbre. Leur présence mystérieuse à Romainmôtier, solennelle et cérémonielle, fait résonner le génie du lieu au diapason des dessins réalisés  sur place, qui complètent la vibrante polyphonie visuelle d’«un simple bruissement dans le chant du monde», selon l’énoncé poétique d’Alain Galatis dans Le jour et la nuit (2016). [AdA]

Radio RTS Espace 2 (Florence Grivel), Clelia Bettua à propos de son exposition «Résonances», 3.2.2018