arcimboldotif Giuseppe Arcimboldo, «Rodolphe II de Habsbourg comme Vertumne», 1591, huile sur bois, 68 x 58 cm, Château de Skokloster

Dimanche 7.6.2026, 14h

À la Cour Impériale

Récital Johann Jacob Froberger (1616-1667)

Patrick Missirlian, clavecin et orgue

Places limitées, réservations:
contact@espacedam.ch, 079 478 77 90.
Collecte, prix indicatif minimum: 40 frs.

Accès en transports publics:
Car postal depuis la Gare CFF de Croy-Romainmôtier: départ 12h33 direction Vallorbe-Mont d’Orzeires, arrêt Romainmôtier-Les Portes

 

Présentation

Né à Stuttgart d’un père musicien de cour, disciple à Rome de l’organiste de St-Pierre Girolamo Frescobaldi (1583-1643), organiste à la Cour Impériale de Vienne de 1637 à 1658, ami d’éminents compositeurs tels Matthias Weckmann (c. 1616-1674) à Dresde et Louis Couperin (c. 1626-1661) à Paris, Johann Jacob Froberger (1616-1667) est à l’origine de l’organisation de la suite pour clavier en quatre mouvements de danse (allemande, courante, sarabande, gigue ou allemande, gigue, courante, sarabande), articulés autour d’un ton unique et apparentés les uns aux autres par leur syntaxe musicale.

La musique de Froberger privilégie dans son esthétique baroque une forme d’hermétisme, voire d’ésotérisme, en tout cas un goût prononcé pour la chose cachée, dont le sens n’est révélé qu’à un cercle restreint d’initiés: l’Empereur Ferdinand III, principal dédicataire de son œuvre, la Duchesse Sybille de Wurtemberg-Montbéliard, sa protectrice et amie de longue date, le luthiste Charles Fleury de Blancrocher, son optimus amicus mort selon la légende dans ses bras suite à une chute dans les escaliers en 1652, ou le Marquis de Termes, instigateur d’un concert donné en l’honneur de Froberger la même année, soit en pleine Fronde, aux Jacobins à Paris, pour régaler, selon les commentaires ironiques de l’époque, «seulement un certain piffre d’Allemand».

Le programme de ce concert met à l’honneur des pièces extraites des trois manuscrits autographes, magnifiquement calligraphiés, offerts de 1649 à c. 1658 par le compositeur à l’Empereur Ferdinand III. Ils sont le reflet d’une culture musicale portée à la Cour Impériale de Vienne à un très haut degré de raffinement et de perfection, embrassant tous les genres représentatifs de la musique de clavier tant italienne que française. [PM]

 

Programme 

  • Toccata in G FbWV 114 (c.1658)
  • Fantasia in e FbWV 202 (1649)
  • Partita in D FbWV 611 (1654) :
    Allemande faite sur l’Election et Couronnement de Sa Majesté Ferdinand le Quatriesme Roy des Romains etc. se joüe lentement a la discretion – Courante faite au jour de naissance de la Jeune Princesse Imperiale – Sarabande faite sur le couronnement de sa Majesté Imperiale l’Imperatrice Eleonore, née duchesse de Mantoue – Gigue
  • Partita in C (1654) :
    Lamentation faite sur la tres douloureuse Mort de sa Majeste, Ferdinand le Quatriesme Roy des Romains 1654, et se joüe lentement avec discretion – Gigue – Courante – Sarabande
  • Partita in e FbWV 607 (1656) :
    Allemande – Gigue – Courante – Sarabande
  • Capriccio in a FbWV 517 (1656)
  • Toccata in C FbWV 118 (c.1658)
  • Fantasia in a FbWV 206 (1649)
  • Lamentation, faite sur la tres douloureuse Mort de Sa Majesté Imperiale, Ferdinand le Troisiesme, et se joüe lentement avec discretion FbWV 633 (1657)
  • Ricercar in d FbWV 407 (1656)
  • Toccata in g FbWV 114 (c.1658)

Patrick Missirlian, clavecin Dominique Laperle (Marcellaz-Albanais, 1994) d’après Nicolas Dumont (Paris, 1707), clavecin Dominique Laperle (Albens, 2000) d’après Carlo Grimaldi (Messine, 1697-1701), orgue Johannes Tobler (Rehetobel, 1761)

 

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