British (English) School; John Bull Anonyme, «John Bull», 1589, huile sur bois, 54,6 x 44,5 cm, Faculty of Music Collection, Oxford University

29.10.2017, 16h

Le Siècle d’or du clavier II

L'Angleterre | Récital John Bull (1562/3-1628)

Patrick Missirlian, clavecin et orgue

Places limitées, réservations: contact@espacedam.ch, 079 478 77 90. Collecte, prix indicatif: 30 frs

 

Programme

John Bull (1562/3-1628)

Prelude MB 83

French Alman MB 95

English Toy MB 96

Dutch Dance MB 99

Melancholy Pavan and Galliard MB 67

Walsingham MB 85

Ut, re, mi, fa, sol la II MB 18

Fantasia MB 4 (Fantazia op de fuge van m: Jan pieterss: [Sweelinck] faecit Doctor Bull: 1621. 15 Decemb:)*

Salve Regina II (2 versets) MB 41*

The Spanish Pavan MB 76*

In Nomine IX MB 28*

 

Patrick Missirlian, clavecin Dominique Laperle (Albens, 2000) d’après Carlo Grimaldi (Messine, 1697-1701) et orgue Pascoal Caetano Oldovino (Évora, 1764) (*)

 

Présentation

Le cycle de quatre récitals ouvrant la saison de concerts 2017-2018 mettra en lumière la musique de clavier au tournant des 16e et 17e siècles, à travers quatre compositeurs parmi les plus éminents de l’époque aux Pays-Bas, en Angleterre, en Italie et en Espagne, respectivement Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621), John Bull (1562/3-1628), Girolamo Frescobaldi (1583-1643) et Francisco Correa de Arauxo (1584-1654). L’exceptionnelle qualité et originalité de leur musique de clavier fait d’eux les figures de proue du Baroque naissant et les hérauts d’un âge d’or de la musique de clavier.

 

Chaque récital est consacré à un compositeur en particulier et sera l’occasion de faire entendre les œuvres d’orgue et de clavecin, parmi les plus spectaculaires de cette époque charnière : la Fantasia crommatica et la Fantasia Ut re mi fa sol la de Jan Pieterszoon Sweelinck, le neuvième In nomine et Walsingham de John Bull, les Cento partite sopra passacagli et la Toccata nona du Secondo Libro di toccate de Girolamo Frescobaldi, ainsi que les derniers Tientos de la Facultad organica de Francisco Correa de Arauxo.

 

La présence tant d’orgues que de clavecins dans notre salle de musique offre ainsi la possibilité de mettre en valeur les caractéristiques propres à chacun de ces deux instruments, pratiqués certes conjointement par les musiciens de l’époque, mais dans des répertoires qui n’étaient pas forcément interchangeables. Au programme du premier concert, la Fantasia crommatica de Sweelinck, par exemple, semble en effet exclusivement destinée au clavecin, car elle nécessite la scordatura du tempérament mésotonique classique pour dièse (au lieu de mi bémol) – une opération ne posant aucun problème au clavecin, mais impossible à réaliser à l’orgue sans rallonger les tuyaux de mi bémol. Aussi chaque portrait musical est-il en deux volets, au clavecin, puis à l’orgue. [PM]

 

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